Retour terrain Nikon D4 – Nikon, c’est mieux que Canon ? Faut-il switcher ?
Pour ceux qui me connaissent, vous saviez que j’étais jusqu’à présent équipé en Canon : Un 5D MKII pour le studio et un 1D Mark IV pour le terrain.
Et voilà que je passe chez les « jaunes ». Canon c’est devenu pas bien ???
Loin de là, et je pense que je regretterai longtemps le velouté et la qualité de mon 5D MK II. C’est par contre mon 1D mark IV qui m’a déçu. Un niveau de déchets anormal, jusqu’à une perte de confiance dans le boîtier. Et c’est là qu’était le problème : ne pas avoir confiance dans son boîtier, c’est source de stress, et surtout complètement inconcevable dans une situation pro. En reportage, et lors de n’importe quel shooting, le boîtier doit s’effacer, s’oublier et il faut avoir pleinement confiance en lui… Il faut pouvoir se concentrer sur ses photos, sur ses cadrages, sur les émotions. Rien d’autre. Faut pas qu’en arrière pensée on se demande si la dernière photo shootée est nette ou pas…
Ne vous méprenez pas, le 1D Mark IV est capable de choses remarquables et magnifiques, mais il est aussi capable de pas bien faire (en matière d’autofocus). Et pour un boîtier à ce prix, cette inconstance m’a parfois déçu, parfois agacé, et pour finir par m’énerver sérieusement…
Et je n’aurai probablement jamais zappé si je n’avais connu cette inconstance d’autofocus, car pour le reste c’était tout simplement parfait.
Nikon me faisait de l’oeil depuis un bout de temps…mais c’est de loin pas une décision facile, que cela soit sur un plan « affectif », financier et technique…
Et c’est marrant, malgré le changement ergonomique, malgré ma molette qui me manque énormément, malgré que Nikon « c’est pas beau », et bien, je l’oublie déjà mon « nouveau » boitier, et je me fais à nouveau super plaisir, en pleine confiance…avec mon D4…qui est effectivement une « sacré machine ».
Alors Nikon c’est bien ?
Attention, tout n’est pas parfait non plus…je regrette (un peu) que le D4 ne propose que 15 collimateurs en croix sur 51, l’ergonomie des menus (Canon reste très fort à ce niveau) ; la poignée verticale pas assez enfoncée, le passage des isos auto en mode manuel (2 boutons à manipuler/les isos couplés à la molette du Canon étaient une tuerie), l’affichage écran arrière qui n’est pas automatique, l’impossibilité de voir à travers le viseur la correction d’expo appliquée ainsi que celle du flash (double échelle qui apparaît chez Canon avec un flash monté), la trappe batterie à un tout petit jeux, le bouton AF-ON vertical un peu mal placée, la molette verticale un peu trop enfoncée aussi, le non affichage des ISO sur l’écran de contrôle supérieur, les annotations vocales qu’on ne peut pas ré-enregistrer facilement, un écran arrière avec une légère dominante verte (correction firmware attendue). Je pense que c’est tout, après quelques semaines d’utilisation.
Tant que cela ? Non, à vrai dire, c’est pas grand chose. On y fait rapidement plus du tout attention, on s’adapte et on s’habitue. Et comme vous le remarquerez, ce n’est que de l’ergonomie. La qualité d’image reste, tout comme le Canon, excellente, et c’est bien là l’essentiel.
Et cette approche critique vient probablement du fait que je compare 2 boîtiers assez fabuleux, extrêmement bien finis. Je n’aurai jamais eu de 1D Mark IV en main, je n’aurai probablement rien vu de tout cela
Au final
Pour le reste, c’est que du bon : retour au full-frame (capteur 1,3 chez Canon qui me gênait un peu), autofocus fabuleux (quasi aucun déchet ou alors de ma faute), mesure d’expo (légère sur-ex en mode évaluative ?), gestion du bruit au top, optiques et qualité d’image, ergonomie boîtier très sympa (plus de boutons et donc on rentre moins dans les menus que chez Canon), la personnalisation possible du boîtier.
Et l’autofocus du D4…précis, fiable…juste excellent (ou du moins à la hauteur de ce qu’on demande et exige à ce niveau de prix).
Dans les autres détails, c’est aussi :
- une gestion des ISO auto remarquable (prise en compte de la focale pour la vitesse mini, personnalisation possible etc.)
- des boutons rétro-éclairés (génial)
- un accès facile et rapide aux principales fonctions de l’appareil aux travers de nombreux boutons (formatage par exemple de la carte via l’appui de 2 boutons simultanés)
- le double joystick en position verticale (manque cruel sur le 1D mark IV)
- une roue codeuse fichtrement pratique
- des boutons spécifiques pour la vidéo
- une liaison ethernet (beaucoup plus rapide que l’USB pour le transfert ou le mode connecté)
- un horizon artificiel très pratique en studio ou en architecture, le quadrillage en option dans le viseur
La liste est trop longue pour être énumérée ici…sachez que Nikon va jusqu’à la personnalisation possible du « bip » de la MAP (volume et…plus ou moins grave/aiguë, c’est dire !!!
Ceci dit, le niveau de personnalisation du 1D mark IV était tout aussi remarquable, voir d’avantage sur certains points (multi spot par exemple, vitesse/diaph mini en iso manuel…).
En résumé, je dirais : un boîtier excessivement complet, très intelligent et très facile à prendre en main (probablement plus facile que le 1D mark IV, et même après « quelques » années Canon).
Les optiques chez Nikon
Au niveau des optiques, pas de surprise, Nikon sait aussi bien faire que Canon (mais avec une gamme plus étroite et plus onéreuse) : cela pique « fichtrement » fort…
J’ai remplacé mes optiques Canon par l’équivalent Nikon. Pas de surprise à ce niveau, si ce n’est une petite faiblesse dans les UGA : Nikon propose soit le 14-24, soit le 16-35. Deux très belles optiques (j’ai personnellement choisis le 16-35 pour son range), mais pas de 8-15 par exemple…
Alors Nikon ou Canon ? Qui l’emporte ?
A vrai dire, le débat ne m’a jamais intéressé. Le plus important à mes yeux, en final, c’est, comme précédemment écris, que je l’oublie complètement mon boîtier.
C’est un outil qui doit faire des photos quand je lui demande d’en faire*. Un point c’est tout. Peut importe le boîtier…
Et le D4 répond parfaitement à cette attente.
C’est pas l’essentiel ?
* selon mes paramétrages techniques, toute partie artistique étant mise à part ici

Quelques trucs pour réussir vos photos culinaires
En photo culinaire, et surtout dans le monde la communication, nous ne photographions pas forcément toujours exactement la réalité mais plutôt une certaine idée que nous voulons en donner…
Simuler l’imagination, donner envie, voilà l’essentiel !
Retrouvez ci-après quelques trucs qui vous permettront de gagner du temps et de rendre vos photos « appétissantes » :
Préparez votre éclairage avant de positionner votre sujet ; c’est d’autant plus important que vos ingrédients sèchent vite. A défaut, ne pas hésiter à les badigeonner d’huile ou de les vaporiser avec de l’eau.
Travaillez sur un vinyle, facile à nettoyer.
Choisissez avec soin vos ingrédients ; pour les fruits récupérez les petites feuilles (orange, citron, mandarine…), elles apporteront une petite déco supplémentaire.
Prévoyez à portée de main couteau, mais aussi colle, patafix, curdent (permet de fixer des ingrédients ensembles), aluminium, pincette, accessoirisation…
N’hésitez pas à créer un petit replat pour bien positionner le fruit (légumes…) dans l’angle souhaité.
Commencez par photographier ce que vous aimez…saveur et esthétisme sont souvent lié.
Selon l’ambiance, une profondeur de champ réduite à son minimum peut être très agréable pour mettre en évidence des détails.
Dans des photos plus descriptives, ne pas hésiter à fermer le diaphragme (f/22 dans l’exemple ci-contre).
N’oubliez pas que les compostions en triangle donnent souvent de très beaux résultats.
Le choix de l’angle de vue est aussi important, comme le choix des couleurs. Pour ceux d’entre-vous qui ont suivi le stage « Passeport Photo », rappelez vous du cercle chromatique (couleurs complémentaires…).
Pour la prise de vue en vignette, j’ai utilisé une optique fixe de type 105 Macro f2,8 et 2 torches avec boîte à lumière. Post-traitement Lightroom 4 + Photoshop.
Bon amusement !

De l’importance de votre image et de celles de vos collaborateurs
Un professionnel n’est pas sur le web pour s’amuser.
Il est donc important que l’image projetée soit en cohérence avec sa stratégie et ses valeurs. C’est vrai pour une marque, mais c’est aussi vrai pour un individu.
Alors si vous êtes sur le Web, et que vous êtes tentés d’ajouter une image à votre profil, optez pour une « vraie photo ». Oubliez le cliché photomaton ou l’autoportrait pris avec le téléphone.
Dirigeants, Ressources Humaines, il en est de même pour vos équipes et votre communication interne/externe. Votre trombinoscope est-il à jour ? Sur papier ou virtuel, ce document est traditionnellement illustré avec des photos disparates, de mauvaises qualités et surtout plus du tout à jour…
Faire appel à un photographe pro permet une cohérence des visuels et assure des clichés de qualité. Et ne pensez pas que cela est compliqué à mettre en oeuvre. Il suffit souvent de profiter de la présence de toutes vos équipes pendant un événement pour réaliser ce travail. Sans oublier le studio mobile qui se déplace chez vous ou dans vos différentes filiales.
Nouveau stage portrait le 23 juin 2012 – quelques places disponibles
Le stage « portrait »du 16 juin étant déjà complet, et 4 personnes n’ayant pu s’y inscrire faute de places disponibles, un nouveau stage est exceptionnellement organisé la semaine suivante, soit le 23 juin 2012. A vos claviers si vous souhaitez y participer
Stage photo portrait le 16 juin 2012 – COMPLET -
Un stage portrait est prévu le 16 juin 2012.
Au menu, découverte du matériel et de l’environnement studio, technique et plan d’éclairage de base, conduite d’un modèle, post-traitement.
Si vous êtes intéressé, merci de le confirmer -très- rapidement (les places sont limitées à 6 personnes).
Le stage allie un peu de théorie (il en faut aussi) mais surtout beaucoup de pratique (un modèle est bien évidemment présent).
Formation photo : nouvelles sessions mai et juin 2012
Pour en savoir plus, c’est, comme d’habitude, en rubrique « stages photos ». Par groupes de 6 personnes maximum, le stage allie théorie, pratique, et questions/réponses (descriptif complet à disposition). DERNIERE MINUTE : le stage du 26 mai (we de Pentecôte) a été décalé au samedi juin.
Stages et cours photo en Alsace : nouvelle session 28 avril 2012
Le prochain Passeport Photo se tiendra le 28 avril 2012. Si vous souhaitez améliorer vos prises de vues, que cela soit sur un plan technique ou artistique, n’hésitez pas à vous inscrire.
Le cours se destine à toutes personnes débutantes ou non, équipées d’un Bridge ou d’un Reflex.
Au programme, les fonctionnalités de votre appareil, mais aussi les techniques de prises de vues, la gestion de la lumière et du flash, la composition des images…
Un atelier pratique pour apprendre à utiliser son appareil dans toutes les situations et qui permettra, de manière simple et efficace, la maîtrise des techniques de base pour des images toujours plus belles.
Nouveau – Newsletter de Studio Chlorophylle
Vous pouvez dorénavant vous inscrire à une Newsletter, afin de connaître les dernières actualités du Studio : dates des prochaines sessions, informations importantes, et probablement à terme quelques surprises (fonds d’écran gratuits, tutoriaux etc.)
Aucune crainte, elles ne seront pas nombreuses, et ne pollueront pas votre boîte mail
Retrouvez la page d’inscription en rubrique contact ou en bas de page.
Formation photo en Alsace – Nouveau clip en ligne
Une nouvelle vidéo est en ligne sur Youtube. Celle-ci présente en 2 minutes l’activité de formation de Studio Chlorophylle, et en particulier le Passeport Photo.
Ce stage, dune durée de 8 heures, est destiné à ceux qui souhaitent découvrir les aspects techniques et artistiques de la photographie.
Bon visionnage ! (clic sur l’image pour visionner le clip)
Pratique – Mais qu’est-ce qu’un Packshot ?
« Photographie présentant un produit de façon avantageuse en identifiant bien sa marque »
C’est une photographie de haute qualité, réalisée le plus souvent sur un fond uni, servant à présenter le produit sur le web, dans un imprimé (catalogue, fiche produit etc.).
Il est obligatoire de respecter la colorimétrie, les matières, les volumes, les détails de l’objet photographié.
C’est souvent une opération complexe qui passe par de nombreuses étapes : la préparation de l’objet (nettoyage, réparation des défauts d’étiquettes etc.), la prise de vue avec la gestion de la lumière et des reflets (photos 1 et 2), la post-production.
Cette dernière se décompose aussi en de nombreuses étapes :
- les réglages de base sous un logiciel spécialisé comme Lightroom (photo 3) : correction de la colorimétrie, accentuation, saturation, retouches locales…







